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L'assise accordée : 

english below

« Quand je mange je mange, quand je dors , je dors » dit le sage , 

Ne faire que s’assoir pour ensuite ne faire que cuisiner, que manger pour simplement vivre mais pleinement vivre.

S’assoir est à la fois d’une simplicité désarmante car c’est notre assise naturelle, celle des bébés qui sans tensions se tiennent la colonne droite mais détendue sur leur sacrum et en même temps extrêmement compliquée car dans nos vies volontaristes nous avons perdu le sens de l’équilibre. 

Portés par nos pensées c’est souvent notre tête qui conduit notre corps , mentalement mais aussi physiquement. L’exercice de s’observer marcher peut-être intéressant pour situer notre manière de vivre dans le monde:  mettons-nous la tête en premier ou nos pas ? Marchons nous dans  la peur ou est-ce la confiance qui nous habite? 

Construire un dialogue avec son corps et lui donner l'espace nécessaire à l'involontaire est à  la base de l'assise. 

Certains d'entre nous ont u perte tentée par la perfection de la posture avant que leur corps leur rappelle l'illusion de cette arrogance .  

Nous ne décidons pas de la posture  mais nous entrons en coopération , nous nous émancipons au sens propre dans la réalisation  du  corps- mental. 

S'assoir dans l'involontaire transforme notre rapport au monde.

​Aussi avant de s’assoir  on peut si l'on en ressent le besoin  créer "un espace de résonance" propice à l'équilibre naturelle de la posture:  s'engager grâce à quelques mouvements d'ouverture et une fois l'axe posé se  laisser soutenir par  la gravité, la colonne s'émancipe naturellement .  

Sans tendre ni forcer quoique ce soit., on se détend dans la présence attentive.On  prête attention au menton  rentré, la nuque longue et  au bassin bien ancré sur le sacrum. Enfin on pose la paume de la main gauche sur la paume de la main droit en un oeuf délicatement posé sur l'aine.

Les pensées viennent et repartent ,  les bruits, les sons, les odeurs, les tensions, les détentes elles aussi coulent  et nous visitent,  nous les laissons faire . Le souffle est accueilli simplement et de la même manière on le laisse trouver son rythme sans volonté .

Nous entrons dans l'état de "l'ETRAVEC " ce qui est,  en un mouvement continu . 

 

Le principal quand on s'assoit je crois est de rentrer dans la bienveillance, se rappeler  qu’il n’y a aucun enjeu et que notre assise sera la bonne parce que celle qui se révèle aujourd’hui. Chaque personne est différente, chaque corps est différent , chaque jour est  différent, chaque écho du vivant est propre à la réalité du moment , chaque  zazen aussi.

Valérie D.H

A formal sitting introduction by  master Shodo Harada ( sous titres français) 

THE ADJUSTED SITTING :

"When I eat, I eat, when I sleep, I sleep" says the wise man, 

Only sitting and then only cooking, only eating to simply live but fully live.

Sitting is both disarmingly simple because it is our natural sitting position, that of babies who without tension stand with their spine straight but relaxed on their sacrum, and at the same time extremely complicated because in our voluntarist lives we have lost the sense of balance. 

Carried along by our thoughts it is often our head that drives our body, mentally but also physically. The exercise of observing ourselves walking can be interesting to situate our way of living in the world: do we put our head first or our steps? Do we walk in fear or do we walk in confidence? 

Building a dialogue with our body and giving it the space for the involuntary is the basis of sitting. 

 

Some of us have been tempted by the perfection of posture before our bodies remind us of the illusion of this arrogance.  

We do not decide on the posture but we enter into cooperation, we emancipate ourselves in the literal sense in the realisation of the body-mind. 

 

Sitting in the involuntary transforms our relationship to the world.

 

So before sitting, if we feel the need, we can create a "space of resonance" favourable to the natural equilibrium of the posture: engage thanks to a few opening movements and once the axis is established, let yourself be supported by gravity, the spine emancipates naturally.  

Without straining or forcing anything, one relaxes in attentive presence, paying attention to the tucked chin, the long neck and the pelvis well anchored on the sacrum. Finally, we place the palm of the left hand on the palm of the right hand in an egg shape delicately placed on the groin.

Thoughts come and go, noises, sounds, smells, tensions, relaxations also flow and visit us, we let them. The breath is simply welcomed and in the same way we let it find its own rhythm without will.

We enter into the state of "ETRAVEC" which is, in a continuous movement. 

 

The main thing when we sit, I think, is to enter into benevolence, to remember that there is nothing at stake and that our sitting will be the right one because it is the one that is revealed today. Each person is different, each body is different, each day is different, each echo of the living is specific to the reality of the moment, each zazen too.

A Zazen introduction by  Issho Fujita